PORTRAIT D'ARTISTE

Camille Oarda
Camille Oarda Artist - Art Print Collector

Qui suis-je?

J’ai grandi dans une famille où l’art fait partie du quotidien : une mère peintre, un frère photographe, une sœur aux Beaux-Arts de Paris… Lors de mes études à l’école Estienne, j’ai décidé de me consacrer à la gravure. J’ai fait un stage dans l’atelier de l’imprimeur René Tazé, puis, grâce à des bourses, voyagé au Mexique, en Grèce et en Israël. J’ai aussi eu l’occasion de travailler dans l’atelier de gravure des Beaux-Arts de Caen/Cherbourg ainsi qu’aux Arts-Déco.

 

La ligne conductrice de mon travail artistique, c’est le médium que j’ai choisi, la gravure, essentiellement sur cuivre ou sur bois. Ces pratiques se nourrissent ; d’un médium à l’autre, les choses se relient. Je m’intéresse à la notion de paysage, mais surtout à la matière qui s’en dégage – la matière nuage, la matière roche…

Ma rencontre avec l’art

A mon arrivée à Estienne, la gravure a été une révélation : les odeurs, les outils, la salle des acides, les grandes presses… C’était comme un terrain de jeu énorme, atemporel. L’atmosphère, l’état d’esprit, le rythme y sont particuliers : il y a toujours une bouilloire, on se fait un thé… C’est un tout qui m’a immédiatement plu et menée à me consacrer à cette technique.

Un projet qui me tient à coeur

C’est un projet qui a mûri très longuement et qui n’est pas totalement terminé, une gravure sur bois – un médium assez fin que je creuse avec ma gouge – monumentale qui représente une montagne. Elle est composée de 18 panneaux et fait au total 4,50 x 3,90 m. Imprimée, elle sera un kakemono immense, un immense papier de riz imprimé qui représente une gigantesque montagne recouverte de nuages. L’idée est qu’on s’y sente immergé comme je le suis lorsque je creuse, qu’on ne voie pas nécessairement le paysage en tant que tel, mais qu’on se promène à travers les lignes, les nuages qui se fondent dans les roches…

Mon rêve, mon aspiration

« 

Ce que je souhaite vraiment, c’est ne pas abandonner maintenant. Je suis en route – c’est ce qu’on voit dans mes paysages, dans les thématiques de l’errance, l’exil, la marche, qui me sont chères. On ne sait pas exactement vers quel but, mais on avance. » (Camille Oarda)