PORTRAIT D'ARTISTE

Liana Zanfrisco
Photo Liana

Qui suis-je?

Je suis né dans une petite ville au bord de la mer Tyrrhénienne, en Italie.
La ligne bleue de la mer qui parcourt ma ville, est la première image que j’ai observée.
Mes parents ont toujours soutenu ma passion pour l’art,
me permettant d’étudier, d’abord à l’Ecole d’Art, puis à l’Académie des Beaux-Arts de Rome.
À la fin de mes études, j’ai décidé de manière inattendue de partir en Allemagne.
Je sentais qu’il y avait encore beaucoup à savoir, à étudier.
Ce fut un long voyage, parfois dur, j’ai risqué plusieurs fois de perdre la route, mais au final je peux dire que je n’ai récolté que de bonnes choses.
Le voyage a duré plus de dix-sept ans, dont le dernier j’ai vécu en Belgique
J’y ai rencontré les derniers artistes du mouvement surréaliste belge,
et j’ai abordé la Pataphysique par amitié avec Andrè et Odette Blavier.

 Sur Odette Collegiate artist, j’ai écrit ma thèse pour la Kunsthochschule far Medien à Cologne en Allemagne.

Mois et Cadeaux d’Odette Blavier, était le titre.
En fait, au cours de ces années, je suis retourné à l’école pour poursuivre mes études en arts médiatiques à Cologne.
Plus tard j’ai été élu par le Collage de ‘Pataphysique et ordre  de la Grande Gidouille au ⠀ Grade de MESSAGE AUDITIF ENFITEUTIQUE ⠀⠀
Un jour, tout aussi inopinément, je suis rentré chez moi en Italie
et maintenant je suis de retour là où j’ai commencé.
Depuis quelques mois, j’ai installé mon atelier dans l’ancienne maison familiale.

Ma rencontre avec l’art

J’ai toujours été heureux d’aller à l’école
cependant, les premières années ont été difficiles, je ne comprenais pas vraiment le sens des matières que j’étudiais. Puis encore très jeune, j’ai découvert l’histoire de l’art et bien qu’il n’y ait eu personne pour me l’expliquer, j’ai tout de suite compris ce langage. À la lumière de ma nouvelle découverte, tout prend sens et c’est ainsi qu’au début de l’école primaire, j’ai commencé à nourrir en moi le désir bizarre et irrationnel de devenir artiste. Je devais absolument satisfaire mon besoin intérieur. Heureusement dans notre famille, l’art a toujours été une valeur, a grandi parmi les catalogues d’artistes, les couleurs et les pinceaux de mon père qui touchait à tout,
après avoir été diplômé de l’école d’art, je me suis inscrit au centre de peinture de l’Académie des Beaux-Arts de Rome. Ce furent des années fructueuses, de rencontres et d’études pourtant, aujourd’hui je peux dire que tout ce que j’ai appris, je l’ai construit moi-même ; J’ai toujours manqué de ces figures qu’un artiste rencontre sur son chemin un peu de chance, un peu pour pouvoir aller les chercher. Plus que de vraies rencontres, j’ai eu des références littéraires.
Tout d’abord Simone de Beauvoir. J’ai tout lu sur elle, tout vu, écouté des interviews, étudié des essais, il fallait absolument que je comble le vide que je n’avais pas pu combler.
D’un point de vue artistique, le choc vient avec Louise Bourgeois. Évidemment, mes bagages sont pleins de vraies personnes, de phrases entendues, d’images, d’expériences.
Les années de l’Académie de Rome d’abord et celles de l’Académie des arts médiatiques de Cologne ensuite ils ont été une belle occasion de rencontrer des artistes importants, dont beaucoup sont encore aujourd’hui mes compagnons d’aventure.

Un projet qui me tient à coeur

Ces dernières années, j’ai découvert que le moyen d’expression qui me représentait le plus était le dessin:
simple, fragile, nomade comme je l’ai toujours ressenti.
Depuis 2021 je travaille sur la cartographie des souvenirs à travers des paysages familiaux.